Il s'approche de moi, et je sens un poids s'envoler. Quand la chaleur de son corps se mêle à la mienne, je ferme les yeux. Et le monde disparait.
C'est une façon de fuir, je sais, mais dans ses bras, j'oublie ce qui me blesse et m'arrache des larmes. Puisqu'il m'entoure doucement de ses grands bras en me répètant dix fois s'il le faut qu'il est là. Tout à moi. Et si je pleure, ça n'est plus de peur, plus d'angoisse, plus de tristesse. C'est parce qu'enfin, je trouve ma place.
Son t-shirt me prive de lui. Je le soulève, et colle mon ventre au sien. Quand ça ne me suffit plus, je lui enlève. Embrasse chaque parcelle de son torse, et rêve de m'y enfuir.
Je me couche sur le ventre. Attend qu'il dépose son corps sur le mien, pour me sentir encore plus petite. Savoure. Je voudrais juste.. fermer les yeux.
Il attrape un flacon d'huile de massage parfumée, et me masse le dos. Longtemps, lentement. Je ne veux plus rien savoir, juste en profiter, juste rester là, toujours. Quand après une éternité, il pose ses lèvres dans mon cou jusqu'à ce que je me retourne pour l'embrasser, je ne sais plus rien. Il est là, et le reste, je m'en fous. Sa peau, ses caresses, doucement.
Je m'envole.